Présidée par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), Gabriel Maïrobe, la deuxième conférence du Bassin du Congo s’est ouverte le mardi 25 août 2026 à l’hôtel Franco de Yaoundé sous le thème «Agroécologie inclusive, systèmes alimentaires durables, biodiversité et justice climatique dans le Bassin du Congo». Pendant trois jours (du 25 au 27 août), les participants vont se pencher sur une thématique qui met la sécurité du cœur de l’Afrique au centre des débats : peuples, nature, alimentation et résilience climatique.
La conférence est coorganisée par l’AFSA (alliance pour la sécurité alimentaire en Afrique) et la CNOP-CAM (Concertation nationale des organisations paysannes du Cameroun).
Dans la forte délégation gouvernementale venue rehausser l’éclat de l’événement, on a noté aux côtés du MINADER, la présence d’Achille Bassilekin III, ministre des petites et moyennes Entreprises, de économie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA). Sur la table des débats, on retrouvera les gouvernements, l a société civile, les communautés et les chercheurs.
L’objectif global de la conférence est de «renforcer la coordination régionale et mobiliser un soutien politique et financier pour promouvoir l’agroécologie, la souveraineté alimentaire, la protection de la biodiversité et la justice climatique».
De façon plus spécifique, les participants venus de 12 pays africains (Cameroun, RCA, Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Angola, Tchad, Rwanda, Ouganda, Tanzanie, Zambie) et d’ailleurs, vont s’atteler à «examiner les progrès accomplis depuis le sommet de Kinshasa de 2023, notamment le fonctionnement des groupes de travail thématiques, les efforts de coordination et les principaux progrès en matière de plaidoyer et de mise en œuvre». Ils vont par ailleurs identifier des actions prioritaires pouvant permettre d’étendre les transitions agroécologiques dans le Bassin du Congo, puis adopter la déclaration de Yaoundé qu’accompagnera une feuille de route régionale.
A propos du sommet de Kinshasa
Le premier sommet du Bassin du Congo s’est tenu à Kinshasa en août 2023. Organisations de la société civile, organisations d’agriculteurs, peuples autochtones, communautés locales, représentants gouvernementaux, chercheurs, médias et partenaires stratégiques avaient uni leurs efforts pour «examiner les interconnexions entre les systèmes alimentaires, la conservation de la biodiversité, le changement climatique et les droits humains dans le Bassin du Congo». Pour apporter une solution aux problèmes auxquels la région est confrontée (déforestation, accaparement des terres, développement extractif, soutien politique insuffisant, financement inadéquat, marginalisation de certaines couches de la population, et autres), l’agroécologie et la sécurité alimentaires constituaient selon le rapport final, des voies importantes. Depuis la déclaration de Kinshasa, l’AFSA et ses partenaires continuent de soutenir la mobilisation dans la sous-région.
La déclaration de Yaoundé à l’issue de cette deuxième conférence va donc constituer une étape décisive dans le travail que mène l’AFSA depuis sa création en 2011 lors de la COP17 à Durban (Afrique du Sud).




